LES REGLES DU JEU
Tout ce qu’il faut savoir pour jouer et s’amuser
Objectif du jeu
Développez votre exploitation en faisant les bons choix économiques, environnementaux et sociaux
A la fin de la 3ème année, ou à la fin d’un nombre d’années défini par les joueurs, celui qui a la plus grande exploitation (hectares, vaches et argents, tout confondu) remporte le jeu.
Sans attendre 3 ans, il est possible de l’emporter aussi par l’une des 3 manières suivantes, et cela quelle que soit sa « filière » ; nous appellerons cela « le gain par convictions » ! Il vous faudra accumuler :
- 4 pions « verts » ou
- 20 bons « sociétaux » ou
- 92 ha et 80 vaches
Quelque soit sa "filière", il est possible de gagner sur n'importe quelle conviction. Par exemple, un exploitant en filière "écolo" peut très bien gagner par conviction sociétale avec 20 bons !
Attention, un exploitant qui aurait moins de 20 vaches se voit éliminer du jeu.
LACTORAMA se joue de 2 à 5 joueurs solo, ou à 4, 6 ou 8 joueurs en duo, que nous appellerons maintenant des « exploitants ». Le banquier sera l'un d’eux ou une tierce personne.


2 à 5
4, 6 ou 8
joueurs en équipe
joueurs en solo
Mise en place du jeu générale - 1 min
Comment préparer le jeu ?
Au début de chaque saison, mélangez l’ensemble des cartes correspondantes (ex : printemps pour la première saison).
Distribuez ensuite les cartes à chaque joueur, en fonction du nombre de participants ou d’équipes, selon le tableau de référence.
· Les cartes sont distribuées face cachée à chaque joueur.
· Chaque joueur prend connaissance de sa main sans la révéler aux autres.
· Le reste des cartes constitue une pioche.
Les cartes non distribuées sont mises de côté. Elles pourront être remélangées et réintégrées lors des saisons suivantes.
Pour dynamiser la partie, il est recommandé d’inclure systématiquement les cartes ayant un impact sur la superficie.
Que faire de tout le reste ?
Les cartes «Imprévu», les «Bons» et les cartes «Emprunt» sont placés sur la table de jeu. La Caisse, représentée par les billets de banque, est positionnée sur un côté.


Mise en place du jeu des exploitants - 1 min
Tous les exploitants commencent la partie avec les mêmes ressources
Chacun d’eux dispose de 44 hectares (ha) partiellement achetés, partiellement en location. Mettre l’épingle sur la case 44. Les terres ne lui appartenant pas complètement, il devra payer une location ou fermage qui sera compris dans les frais.
Chaque exploitant agricole reçoit aussi :
- 40 vaches laitières. Mettre la seconde épingle sur la réglette vache. (1 case = 2 vaches)
- 11 000 € en espèce (fonds de roulement)
- 4 Bons.
Les vaches – de races normandes - produisent environ 7 500 litres par an – contre 4 000 litres dans la version de 1970 ! - et un veau. Certains événements peuvent faire augmenter ou baisser ces productions.
De même les frais sont sur une base identique mais ils peuvent varier au cours du temps. Nous vivrons cela au cours du jeu, tout au long des quatre saisons.
Avant de débuter, chaque exploitant lance les dés et se voit attribuer une carte « filière » définissant sa philosophie et son approche de l’agriculture moderne. Ces cartes impacteront le jeu au fil du temps, mais ne sont pas une contrainte pour gagner par telle ou telle conviction..
- Entre 1 et 4, l’exploitant hérite d’une carte “Sociétale”
- Entre 5 et 8, l’exploitant hérite d’une carte “Ecolo”
- Entre 9 et 12, l’exploitant hérite d’une carte “Techno”
Si 2 cartes identiques sont déjà prises, l’exploitant choisira sa carte « filière » parmi les restantes.
Nous sommes prêts maintenant à passer une, deux, trois années ou plus sur une exploitation laitière.
Les "filières"






La première saison se déroule au printemps, à son tour, chaque joueur suit les étapes suivantes dans l’ordre :
1. Lancer de dé
Le joueur lance un dé à 6 faces. Le résultat peut déclencher une action spécifique :
2. Jouer une carte
Après avoir résolu (ou non) l’effet du dé, le joueur doit obligatoirement jouer une carte de sa main.
Pour chaque carte jouée, trois options sont possibles :
· S’appliquer la carte : le joueur applique l’effet de la carte à lui-même.
· Appliquer la carte à un autre joueur : le joueur choisit un adversaire ou un partenaire et lui applique l’effet de la carte.
⚠️ Si la carte a un effet positif (ex : “gagne 1 bon”), c’est bien le joueur ciblé qui en bénéficie.
· Défausser la carte : le joueur choisit de ne pas utiliser l’effet de la carte et la place dans la défausse (max 1 fois / saison)
3. Fin du tour
Une fois la carte jouée (ou défaussée), le tour du joueur prend fin. Le joueur suivant commence alors son tour.
Pour la lecture d'une carte, voir la section dédiée.
Tout mouvement d'argent indiqué se fait avec la banque ou caisse. Si on n'a pas assez d'argent, il faut vendre des vaches (voir § « vaches »). On ne peut emprunter que pour acheter des vaches.
Déroulement du jeu - le départ et l'argent
Quelques notions clés
Tout voisin indiqué au cours du jeu doit être compris comme étant celui qui précède le joueur acteur. Il peut être mentionné « les voisins », alors tout le monde est concerné.
Les mouvements de surface se font par groupe de 8 hectares avec l’épingle que l’on déplace sur la réglette.
La surface de départ de 44 hectares peut varier au cours du jeu, soit en augmentation, soit en diminution :
- les diminutions sont impératives - et peuvent entraîner la vente de vaches. Jamais plus de vaches que d’hectares.
- les augmentations sont impératives ou facultatives.
C'est l’exploitant agricole qui choisit d'agrandir ou non son exploitation, selon l'intérêt qu'il estime y trouver.
Le voisin, le fameux voisin
La surface exploitée, la sacro-sainte surface
Vente de vaches
Acquisition de vaches et les cases "Foire" et "Négoce"
Les exploitants qui arrivent à la « Foire » (par un 3 au dé) peuvent acheter des vaches laitières dans la limite de leurs hectares disponibles car on ne peut pas avoir plus d'une vache à l'hectare.
L’achat de vaches peut se réaliser auprès des autres exploitants, lorsqu’ils sont obligés de réduire leur cheptel ou selon d’autres situations ; le prix est soit fixé, soit à débattre. Les vaches s’achètent et se vendent par deux.
Il faut noter qu’a la FOIRE, l’exploitant agricole peut acheter des vaches mais n’en vend jamais. Au prix fixe de 2 500€
A la case NEGOCE (par un 6 au dé), l'exploitant agricole va pouvoir négocier avec les autres joueurs de leur vendre ou acheter des hectares ou des vaches, voire échanger de carte filière avec l'un d'entre-eux. Achat en € et/ou en « bons ».
Si l’exploitant n’a pas assez d'argent, il peut emprunter (voir § EMPRUNTS).
L’exploitant agricole de LACTORAMA est amené à vendre des vaches dans trois cas :
- Lorsqu’il tombe dans des cases ou sur des cartes qui l’exigent
- Lorsque la surface doit être réduite et qu’il y a un excédent de vaches par rapport au nombre d’hectares
- Lorsqu’il a un besoin d’argent.
Les vaches sont vendues :
- 1 750 € à la boucherie – C’est le prix de vente quand la vente est imposée par des faits de jeu (plus d’argent par ex.)
- 2 000 € d’une façon générale (vente à la caisse, si indiqué ainsi)
- Ou prix à débattre en € et/ou bons entre exploitants lorsque ceci est indiqué ou en cas de vente forcée.
















Lorsque l’exploitant agricole fait un 1 au dé, il tire une carte «IMPREVU». Il réalise le fait indiqué et, sauf mention contraire, remet la carte sous le talon..
Exemple : l’exploitant B a la carte spirit « écologique », et une carte imprévue lui mentionne un gain de 5 000€ pour l’installation d’une éolienne. Alors son gain n’est pas de 5 000 € mais peut être de 10 000€.
Les cartes "Imprévu", que du bonheur !
Les Bons sont attribués ou retirés aux exploitants au cours du jeu. Ils sont attribués lorsque les exploitants ont mis en œuvre de bonnes techniques de travail, pour encouragement ou plus particulièrement lorsque l’exploitant est impliqué socialement (entraide, action sociétale, implication autour de lui). A l’inverse, ils doivent être remis lorsqu’on n’a pas su utiliser ces bonnes techniques ou on a eu un comportement inadapté.
Dans certains cas, l’exploitant agricole qui ne possède pas ces bons doit payer 500 € par bon manquant mais peut aussi être bloqué pour profiter d’une action, si cela est précisé.
Les bons sont indispensables pour emprunter. Ils jouent le rôle de caution.
Les "Bons"
L'emprunt, toxique mais vital
Pour acquérir des vaches, les exploitants peuvent emprunter à raison de 2.000 € par tête sur les 2 500 € d’achat. Ils doivent financer le reste sur leur trésorerie.
Chaque fois qu’il emprunte, l’exploitant doit remettre en garantie des bons, à raison de – cf. ci-contre . De plus, l’exploitant prend sur la table de jeu 1 ticket emprunt pour chaque tranche de 2 000 €
Ces emprunts donnent lieu au paiement d’un intérêt de 5 % en fin d’année, après la saison d’hiver – cf. la table d’intérêt.
Le remboursement peut s’effectuer chaque année après paiement des intérêts.
Les emprunts restant en fin de jeu sont décomptés à ce moment-là. (voir fin de jeu)


Lorsque tous les joueurs ont joué leurs cartes, on prend les tables précalculées « index », disponibles dans la boite de jeu ou en ligne ici. Celles-ci permettent de déterminer le revenu net de chacun en fonction du nombre de vaches et d’hectares indiqués sur la réglette de chacun à la fin de chaque saison. La caisse paye.
L'explication des comptes est donnée pour information dans le menu ressources de ce site.. Les sommes négatives correspondent à un déficit et doivent, au contraire, être payées par l’exploitant.
A la fin de la saison, les cartes doivent être ramassées – exception faite de cartes à conserver par un exploitant - , et mélangées avec les cartes écartées de la saison en qui vient de se dérouler. La saison suivante peut-être mise en place de la même manière, par la distribution des cartes.
C'est à l'exploitant qui suit le dernier joueur à avoir joué qui débutera la nouvelle saison.
La fin de saison
La fin de l'année est actée après les comptes d’hiver, les exploitants doivent payer les intérêts des emprunts (5%) et peuvent rembourser tout ou partie des emprunts. Si le remboursement n’a pas lieu à ce moment les emprunts en cours seront décomptés à la fin du jeu. Une grille de calcul des intérêts est proposée en ligne ici.
Afin de simplifier le jeu qui se déroule sur 3 années, les prêts pour investissement écologiques et technologiques sont intégrés aux calculs de gains et coûts.
Il est possible de changer de carte filière, au prix de 5 000€. Premier arrivé, premier servi.
La fin d'année
A la fin de la 1ère année, et à chaque fin d'année, il est possible de s'unir.
Si deux exploitants font le choix d’unir leur forces (surfaces et cheptels), alors :
- Une seule réglette est conservée
- Le nombre de vaches est celui de la plus grande exploitation (en ha) + la moitié de la seconde
- Le nombre d’hectares est celui de la plus grande exploitation (en ha) + la moitié de la seconde
- 8 hectares et 8 vaches reviennent à chaque exploitant restant seul
- L’argent est bien regroupé. Seul un paquet de bon est conservé. Les emprunts cumulés sont conservés. Les éventuelles cartes imprévues sont regroupées. 1 seule carte « filière » est conservée.
Exemple : l’exploitant A (40 ha et 32 vaches) et l’exploitant C (36 ha et 36 vaches) décident d’unir leurs exploitations pour lutter contre l’exploitant B (60ha et 56 vaches).
A et C conservent une réglette, et ont alors une exploitation de 58 ha (40 + 36/2) et 50 vaches (32 + 36/2) ; B passe à 68 ha et 64 vaches
Dans le cas où personne ne reste seul. Les vaches, les hectares, l’argent, les bons et les emprunts et éventuelles cartes imprévus sont simplement regroupés. Il faut toutefois choisir une seule carte « filière ». Il n’est plus possible de « gagner par convictions » en cas d’alliance.
Si le jeu ne s'achève pas par "Convictions" sociétale, écolo ou techno, alors il faut aller au bout de la 3ème année.
Le jeu peut s'arrêter à la fin de la troisième année, mais ce jeu se déroule à la convenance des exploitants agricoles. Il vous appartient de définir la durée du jeu ; qui doit s’arrêter toutefois en fin d’une année.
En cas d’élimination si un exploitant à moins de 20 vaches, il doit redistribuer ses terres au(x) voisin(s) de son choix, en 1 ou plusieurs parcelles. Exemple. Il avait 24 ha, il peut donner 16ha à un joueur et 8 à l’autre, ou 24 au même.
Fin de jeu
En fin de jeu, après une ou plusieurs années sans « victoire par convictions », chaque exploitant fait son bilan. Il prend donc un papier et un crayon pour déterminer gains et pertes.
Ou utilise la calculatrice mise à disposition ici !
L’exploitant qui a le plus fort résultat positif a gagné. Si deux exploitants sont à égalité, c’est celui qui a le plus de bons qui a gagné.
Bilan de fin de jeu


Dans le cas d’une partie en équipe, les règles sont identiques. Vous êtes deux sur la même exploitation agricole, chacun ses cartes. 1 seul compte en banque, 1 seule réglette, même cheptel, mêmes terrains, 1 carte filière. Il vous faudra vous mettre d’accord, le joueur ayant lancé le dé à son tour aura le dernier mot de la décision. L’ordre de jeu doit faire alterner les équipes.
Par exemple ...
Dans une extension, il sera possible d'avoir une réglette "à double vaches" ; un terrain partagé mais chacun ses vaches !
Déroulement du jeu - en équipe
Déroulement du jeu - les variantes
Peut-on jouer avec + ou - de cartes ?
Vous faites ce que vous voulez ! Conservez le principe du dé, de la foire, de l'imprévu...
Que faire pour plus de mouvements de terrain ?
Pour plus de mouvements, ne pas hésiter à inclure systématiquement les cartes à impact de superficie (facilement reconnaissable par leur dessin de champs).

Ce jeu vous est proposé par
Illustration : Mathis DUVAL
Conception : Jérémie BERNARD
Intelligence artificielle : moins de 10%
Extension 2026 - les idées
Exemple voir extension,
Aller former des agriculteurs à l'étranger : si sociétal + 5000 e , mais absence 1 trimestre, ma ferme est gérée par un autre (choix au dé !)
DNC
Mercosur
Prix des engrais
Compter les oiseaux
Chèvres
Correction de la carte carburant 70l et pas 70kl // Printemps : carte clôture, c'est une bonne pratique : ajouter 1 bon ; idem pour les travaux des champs.
Foire ++ : pour de l'écolo aussi
Pion éolienne